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  • Jessica Halopeau

Pourquoi se soucier de l'environnement de nos enfants?

Contrairement à ce que l’on pense, l’adulte n’apprend pas la vie à l’enfant.

C’est l’enfant qui, par imprégnation, par son esprit absorbant[1], apprend du monde qui l’entoure. Petit zoom sur les neurosciences pour comprendre ce qu’il se passe dans le cerveau de l’enfant : On sait désormais qu’à l’intérieur du ventre de la mère, le cerveau de l’enfant comporte déjà des connexions entre ses neurones. A la naissance, et lors des premières années de la vie, le cerveau va créer 700 à 1000 nouvelles connexions par secondes !


Ces connexions s’appellent des synapses et correspondent toutes à des moments vécus, des expériences perçues, réalisées par l’enfant au contact de son environnement. L’enfant capte donc, dès le plus jeune âge (et même in utéro), grâce à ses sens, les ambiances et intègre dans son esprit, la langue, les gestes, la culture, les sensations…Il apprend comme il respire, naturellement. Puis, un phénomène de spécialisation se produit : les connexions les plus utilisées par l’enfant vont se renforcer, et les moins utilisées vont disparaître. Le cerveau va perdre plus de 2/ 3 de ses possibilités. Il ne s’agit pas d’une perte d’intelligence mais d’une bien d’une spécialisation. En grandissant, l’enfant devient « expert » de sa langue, de sa culture …de toutes les choses qu’il perçoit et réalise fréquemment. En effet, ce n’est pas la qualité du moment mais bien la fréquence, qui va faire ou non que l’enfant imprègnera les informations dans sa mémoire cérébrale. Autrement dit, une « mauvaise » expérience ne se fixera pas forcément dans l’esprit de l’enfant si elle n’est pas répétée … (oui, on a le droit à l’erreur !) On comprend donc ici toute l’importance que l’on doit accorder à la préparation de l’environnement (au sens large : organisation de l’espace, mais aussi interactions…) que l’on offre à l’enfant. Il est directement en lien avec la construction de son cerveau. Le phénomène que nous venons de décrire s’appelle la plasticité cérébrale[2] : le cerveau crée, renforce et élimine des connexions synaptiques. Avec l’âge le processus diminue, notamment à la puberté puis à l’âge adulte. Ce phénomène signifie que lors des premières années de sa vie, l’enfant a une sensibilité d’esprit incroyable qui peut être à la fois une faiblesse (si elle n’est pas correctement stimulée) et à la fois une force (si elle est stimulée de manière adaptée). D’où l’intérêt :

- D'observer son enfant et de repérer les périodes sensibles[1], pour proposer au bon moment, ce dont l’enfant a besoin

- D’organiser l’environnement de manière adaptée

- De réfléchir à comment communiquer avec son enfant

Nous développerons donc ces éléments dans les prochains articles ! A venir : Comment organiser l’environnement ? Lectures et références : Montessori, M., Bernard, M., Planquette, G., & Planquette Dominique. (2016). Pédagogie scientifique Tome 1 La découverte de l'enfant (Collection Maria Montessori). Paris: Desclée de Brouwer. Alvarez, C., & Meyer, C. (2016). Les lois naturelles de l'enfant. Paris: Les Arènes. Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=pnF21M30U_U [1] Montessori, M., Bernard, M., Planquette, G., & Planquette Dominique. (2016). Pédagogie scientifique Tome 1 La découverte de l'enfant (Collection Maria Montessori). Paris: Desclée de Brouwer. [2] Alvarez, C., & Meyer, C. (2016). Les lois naturelles de l'enfant. Paris: Les Arènes.

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