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  • Jessica Halopeau

# 3 Difficultés rencontrées liées à l’autonomie et ressources pour les parents


Dernière partie du travail sur l'autonomie à la maison de 0 à 3 ans ! Les parents ayant répondu au questionnaire évoquent en très grande majorité 3 difficultés : L’aménagement de l’espace, la communication avec l’enfant et le fait de trouver des idées d’activités à proposer à son enfant. Viennent, ensuite, les problèmes liés à l’endormissement ou au sommeil, puis les difficultés qui concernent les sorties à l’extérieur, et enfin les difficultés liées à l’identification des besoins de l’enfant. Pour faire face à ces difficultés, les parents utilisent à 60% leur instinct et à 20% ce qu’ils ont pu lire dans des magazines et livres. 5 % seulement utilisent des ressources liées à des professionnels de la petite enfance ou de l’éducation. Intéressant n’est-ce pas ? J’ai donné beaucoup d’éléments de réponse, par rapport à ces questionnements, dans les précédents épisodes de ce travail sur l’autonomie ! N’hésitez pas à relire les articles en fonction du domaine qui vous intéresse. Voici néanmoins, quelques éléments à prendre en compte, que je décide d'ajouter : Quelques éléments de réponse sur l’aménagement de l’espace : Bien souvent, les parents qui souhaitent favoriser l’autonomie de leurs enfants se retrouvent en difficulté car il n’est pas facile d’aménager un logement parfois petit, encombré, sans extérieur, ou tout simplement organisé pour une vie d'adulte ! Il n’y a pas de secret, il va falloir faire un peu de place, parfois remballer quelques-unes de nos affaires (meubles trop hauts, ou matériel audiovisuel…) et surtout trouver des astuces pour faciliter la vie de son enfant. Je vous renvoie à l'article sur l'aménagement de l'espace. Avant tout, ne jamais négliger la sécurité est primordial. Cache-prises, protèges-coins et compagnie doivent être vos meilleurs alliés pour laisser votre enfant se promener en toute (ou relative ?) sérénité dans le logement.

Au-delà de lui proposer ses « jeux » et activités à disposition sur des étagères, c’est dans chaque pièce de la maison qu’il faut penser à l’enfant et se demander : « Que pourrait-il faire seul à cet endroit », et « Comment pourrait-il faire ceci ou cela seul ? ». Exemple : Dans la cuisine : « Que pourrait-il y faire ? » Aider à faire une préparation … « Comment pourrait-il le faire ? » En ayant son propre poste de travail, une table basse, un crochet avec un tablier, un petit torchon des ustensiles à sa taille. On pourrait prévoir un marchepied, pour des tâches, en binôme, sur le plan de travail plus haut. Faites cela dans chacune de vos pièces, sans sous-estimer votre enfant ! Quelques éléments de réponse sur la communication avec son enfant : Si l’on veut permettre à son enfant d’être autonome, tout repose sur le fait de le considérer comme un interlocuteur valable. Aussi, parlez-lui « vrai » : employez des mots simples, mais ne parlez pas « bébé ». Pas de « meuhmeuh » ou de « ouafouaf » pour lui désigner une vache ou un chien. L’enfant est capable d’entendre et de comprendre ce que vous lui dites. Même s’il ne répète pas encore exactement les mots, il les intègre dans sa mémoire. Et mieux vaut qu’il intègre les VRAIS mots, prononcés correctement, pour pouvoir les dire correctement, à son tour.

Il est important d’avoir en tête que le caprice n’existe pas. Entre 0 et 3 ans, les pleurs, les cris des enfants veulent toujours dire quelque chose. Le tout est de permettre à l’enfant d’exprimer son émotion, de l’accueillir, de la comprendre et lui proposer des solutions pour l’apprivoiser. Ce sera le sujet d’un prochain post sur les émotions, en attendant, je vous recommande quelques ressources :

En communication, les meilleurs alliés pour favoriser l’autonomie de l’enfant seront donc :

  • Comprendre et aider l’enfant à gérer ses émotions lui-même

  • Communiquer de manière bienveillante avec son enfant

  • Parler vrai

  • Communiquer en utilisant des tournures positives (Au lieu de dire « N’ouvre pas le placard » préférez « Laisse le placard fermé »).

Quelques éléments de réponse sur « trouver quoi proposer à son enfant » … et sur l’identification de ses besoins. Pour savoir quoi proposer à son enfant, il faut prendre le temps de l’observer. Les enfants nous parlent avec des mots, quand ils le peuvent, mais ils nous parlent aussi avec leurs gestes et leurs actes. Prenez du recul, faites du lien entre ce que fait votre enfant à différents moments de la journée : qu’aime-t-il faire ? En ce moment tout particulièrement ? Tentez de repérer ce que Maria Montessori appelait la période sensible. Et, à partir de cela, faites-lui des propositions, qu’il pourra réinvestir quand il voudra. Aussi, certains enfants ont besoin de temps. Peut-être que vous mettrez des objets à sa disposition, que vous lui montrerez mais qu’il mettra quelques jours pour se familiariser avec, et pour l’utiliser. Cela me semble important de le préciser, car parfois, on attend trop un « résultat immédiat ». Présenter un objet, une activité à un enfant, sans qu’il ne la fasse tout de suite n’est pas du temps perdu. Et avant de se dire « bon, mon enfant ne s’en sert pas, je vais le retirer », attendez un peu, quelques jours…Et voyez si vraiment cela n’a aucun intérêt ou si votre enfant avait juste besoin d’un peu de temps pour prendre en compte cette nouveauté dans son environnement. Ce premier volet sur l’autonomie prend fin ici ! Merci pour vos témoignages qui m’ont permis d’élaborer cette réflexion. Rendez-vous très bientôt pour reparler d’autonomie de 0 à 6 ans !!

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